Chingoum, la nouvelle

Voici la version écrite de Chingoum (écrite fin 2010)

CHINGOUM

Attention, c’est le moment de l’histoire du soir :

Tout commence avec un rapport sexuel. Et pas n’importe quel rapport sexuel, un rapport sexuel entre Bernard Martin et Ginette Leguier. Neuf mois plus tard naquit Hubert Jacques Martin (que plus tard, il ré orthographierait Über Jack Martin sur le net, à prononcer Youbeur Djaque Martine).
Lors de son 16ème anniversaire, ses parents ne lui offrirent rien, mais lors de son 18ème… ils ne lui offrirent rien non plus, car sa mère souffrait de paritophobie (la phobie des nombres pairs). C’est pour cela qu’il ne fêtaient donc que les anniversaires impairs. Pour son 17ème anniversaire, qui était donc un anniversaire impair, ils purent lui offrir un beau cadeau. Il eut un paquet de crackers. Hubert Jacques Martin adorait les crackers, il les adorait même doublement le jour de son anniversaire.
Au moment où notre histoire commence, Hubert Jacques Martin entamait le 7683ème jour de sa vie. Jour qu’il commença comme beaucoup d’autres, en ayant une épouvantable dispute avec son père. Hubert Jacques Martin n’aimait pas son père. Tout cela était parti d’une divergence d’opinion lorsque qu’Hubert Jacques Martin avait 4 ans à propos de la bonne prononciation du mot « chewing-gum » qu’Hubert Jacques Martin s’obstinait à l’époque a prononcer « chingoum ». Il apprit 2 semaines 3 jours 4 heures et 16 minutes plus tard, par le biais de son ami de toujours Bastien Ducocher, que son père avait raison et que par la logique la plus élémentaire, cela insinuait qu’ Hubert Jacques Martin avait tort. Mais ils était trop tard pour reconnaître son erreur. À partir de ce jour, Hubert Jacques Martin persista à dire « chingoum » même s’il savait pertinemment qu’il le prononçait mal.
Hubert Jacques Martin continua sur sa lancée ce 7683ème jour en allant au lycée. Hubert Jacques Martin était en première. Il était plus vieux que ses camarades de classe car il avait passé quelques années dans le coma après une dispute particulièrement violente avec son père à propos de ce problème de chingoum. En effet, cette divergence d’opinion ne poserait pas tant problème si Bernard Martin ne dirigeait pas la multinational « Touffe libre » une marque de chingoum réputée.
Hubert Jacques Martin n’avait qu’un seul cours ce jour là, un cours de géométrie. Cela ne posait pas de problème a Hubert Jacques Martin car cela n’impliquait pas de prononcer le mot chingoum.
En rentrant chez lui, Hubert Jacques Martin apprit la mort de son père, et pire, qu’il n’était même pas sur son testament. À ce moment là, Hubert Jacques Martin eut deux larmes, une pour la fortune qui venait de lui échapper et une autre parce que le matin même, il s’était disputé avec son père…comme beaucoup d’autres matins me direz vous, mais cette fois ci, son père lui avait coulé le bec alors que s’il était mort la veille, Hubert Jacques Martin aurait été le vainqueur final. Son père était parti sur une victoire et cela exaspérait profondément Hubert Jacques Martin.
C’était d’autant plus énervant car la maîtresse lui avait donné un mot à signer par les deux parents, et qu’elle ne croirait jamais que son père était mort vu le nombre de fois qu’il avait déjà essayé de le lui faire croire. Son père avait vraiment décidé de l’embêter jusqu’au bout.
Comble de malchance, la mère d’Hubert Jacques Martin n’était pas à la maison car elle était partie en vacances avec ses coupines pour faire la teuf. Hubert Jacques Martin se retrouvait donc seul et même pas riche, il avait joint son avocat pour être sûr qu’il n’avait aucun moyen de récupérer une partie de la fortune de son père mais il apprit que ses parents avait fait croire qu’Hubert Jacques Martin n’était qu’un lointain neveu bien trop loin dans l’arbre généalogique pour daigner demander le moindre denier. Il voulut ensuite essayer de rejoindre sa mère pour faire la teuf après la mort de son père, car il faut le dire, malgré ses problèmes juridiques, Hubert Jacques Martin avait sérieusement envie de faire la teuf. Mais sa mère avait apparemment quitté le pays avec un nombre impair de chipendales.
Hubert Jacques Martin était blasé, il commença donc à chatter sur le net, Hubert Jacques Martin était un fervent utilisateur du chat NRJ.
**Voici un extrait de conversation important pour la suite**
Über Jack Martin dit :     slt, lol, ca va bi1?
Chaudasse12 dit :         bi1 é twa?
Über Jack Martin dit :     mon pR é mor.
Chaudasse12 dit :         C du verlan? Sarko ve le viré 2 France?
Über Jack Martin dit :     MDR, PTDR! Non C pa du verlan, il é plu vivan! LOL XD
Chaudasse12 dit :         LOL MDR XD, xcuse mwa chui tro cone! :P
Über Jack Martin dit :     Mé non, chui sur T une Bonasse !
Chaudasse12 dit :         Tu C parlé o fam twa!
Über Jack Martin dit :     Merci, ta un 06?
**fin de l’extrait de conversation**
Hubert Jacques Martin se fit beau, il alla prendre son sweat à capuche préféré, celui qui lui donnait un air gangsta. Il réfléchit à un cadeau de premier rendez vous pour Chaudasse12.  Hubert Jacques Martin se dit qu’un paquet de crackers serait une bonne idée, mais il se ravisa, ce genre de cadeau c’était au moins pour le premier anniversaire de leur relation a venir.  Hubert Jacques Martin alla plutôt chercher dans le bureau de son père ce porte manteaux qui lui avait toujours fait peur. Maintenant il était prêt.  Hubert Jacques Martin se dirigea vers le point de rendez vous.
Hubert Jacques Martin était au point de rendez vous. Il était seul dans le cimetière, quand soudain il vit un iguane! Il poussa un cri de terreur. Mais il ravala sa peur, Chaudasse12 ne pouvait être un iguane, les iguanes n’utilisent pas d’ordinateur. Hubert Jacques Martin respirait du coup plus sereinement, après tout, Chaudasse12 pouvait encore être en retard, elle devait arriver à 21h, peut être que le métro avait du retard, ou qu’elle avait passé trop de temps dans la salle de bain, ou alors tout simplement parce qu’il n’était pas encore 21h.
Chaudasse12 finit par arriver, Hubert Jacques Martin fut surpris lorsque Chaudasse12 lui dit qu’elle s’appelait en réalité Mandy Johnson, ce qui ne ressemblait pas du tout à Chaudasse12 (cette perspective ouvrit dans le cerveau d’Hubert Jacques Martin tout un nouveau champs de pseudo ne ressemblant pas à son nom). Mandy Johnson fut très heureuse de son porte manteaux car elle avait présentement un manteau et qu’il n’y avait aucun porte manteaux dans le cimetière.  Hubert Jacques Martin lui signifia qu’elle était « Kremen canon XD LOL PTDR » mais Mandy Johnson le savait déjà parce qu’Hubert Jacques Martin lui avait déjà fait un compliment du genre et que cette fois-ci c’était déjà beaucoup moins original.
Hubert Jacques Martin avait sorti le grand jeu, après le cimetière, il l’invita au supermarché, cela lui permis d’étaler un peu sa culture générale en faisant remarquer à Mandy Johnson que le logo de Carrefour était en fait un C dans un losange, ce qui eut son petit effet auprès de Mandy Johnson. Parcourant les rayons du magasin, achetant pâte, boite de conserve et autre yaourts au fruits, Hubert Jacques Martin en profitait pour dévorer Mandy Johnson du regard. Il la trouvait magnifique avec son blouson a capuche en fourrure et ses bottes blanches, le même modèle que celle de sa mère, une chose était sûre, Mandy Johnson savait s’habiller comme une vraie femme.
Le rendez-vous se termina en apothéose quand Hubert Jacques Martin raccompagna Mandy Johnson à sa caravane et qu’il la plaqua contre la porte pour l’embrasser. Malheureusement ce baiser fut écourter par une douleur inattendue au tibia. Le père de Mandy Johnson venait de lui assener un coup de batte de baseball dans les jambes pour qu’ Hubert Jacques Martin daigne décoller ses pourtours de ceux de sa fille, ce qui ne manqua pas d’efficacité. Hubert Jacques Martin rentra chez lui en boitant, il était aux anges. D’abord il avait la plus classe des petites amies mais en plus son père était apparemment un joueur de baseball! Ce qui était nettement plus stylé que diriger une multinationale de chingoum réputée comme un autre père que nous ne citeront pas. Hubert Jacques Martin, une fois chez lui, s’endormit devant la TV. Il avait mis sa capuche, pour montrer extérieurement la sérénité qu’il ressentait intérieurement.
Le 7684ème jour de la vie d’Hubert Jacques Martin s’annonçait différent du 7683ème, non pas parce qu’Hubert Jacques Martin avait trouvé l’amour, mais parce qu’on était samedi, et que samedi, c’était le jour des dessins animés et Hubert Jacques Martin adorait les dessins animés. En plein milieu du deuxième épisode de Bob l’éponge, on entendit sonner. Hubert Jacques Martin alla ouvrir. Derrière la porte se tenait un huissier, il venait vider la maison de ses meubles car le testament de Bernard Martin les léguait en totalité à l’amant de son père : Diego Domingo. Diego Domingo était un portugais gay qui avait fait chavirer le cœur de Bernard Martin, Diego Domingo vivait en HJM et avait donc grande utilité de tout les meuble du 300m² dans lequel vivait Hubert Jacques Martin depuis toujours. Cela ne le dérangea pas de voir partir le bidet incrusté de pierreries qu’avait offert son père à la femme de ménage sans papier que la famille Martin hébergeait clandestinement en échange de ses nombreux services (c’était par exemple elle qui avait accepté de dépuceler Hubert Jacques Martin pour son 19ème anniversaire). Mais Hubert Jacques Martin versa une 3ème larme quand il vit les déménageurs emmenait loin de lui la TV.
Hubert Jacques Martin regarda avec désespoir la maison de son enfance dépossédée de ses meubles, comme une bamba triste. La maison d’Hubert Jacques Martin était maintenant aussi vide que son bol de céréale, c’est à dire vide. L’huissier revint une ultime fois accompagné d’une dame qui avait du probablement à une certaine époque et à un certain âge ressembler à quelques chose. L’huissier discuta quelques minutes avec la dame en faisant de grand gestes. En sortant, l’huissier conseilla à Hubert Jacques Martin de le suivre car ce n’était pas pour lui forcer la main, mais on ne reste pas sous une maison qui vas être démolie.
Hubert Jacques Martin vit avec désespoir sa maison partir en poussière. Il apprendrait plus tard que sa maison avait été léguée à la première copine de son père, à savoir une amie de sa mamie, à savoir la dame qui ressemblait à rien et qu’elle désirait tout détruire pour remplacer la maison par un stade de curling. Une fois le dernier mur abattu, Hubert Jacques Martin décida de quitter le terrain qui appartint à sa famille, mais avant qu’il parte, la dame prit Hubert Jacques Martin à part pour lui expliquer qu’on avait légué à la première copine de son père a savoir une amie de sa mamie, à savoir elle même la maison d’Hubert Jacques Martin et qu’elle désirait tout détruire pour remplacer la maison par un stade de curling. Ce n’est donc pas beaucoup plus tard, en fait, qu’Hubert Jacques Martin apprit que sa maison avait été léguée à la première copine de son père, à savoir une amie de sa mamie, à savoir la dame qui ressemblait à rien et qu’elle désirait tout détruire pour remplacer la maison par un stade de curling.
Hubert Jacques Martin, expulsé de chez lui décida donc d’aller chez son ami de toujours, Bastien Ducocher. Par le biais du hasard, il se trouvait que les Ducocher étaient partis en vacances en Ardèche pour le weekend et que donc ils n’étaient pas chez eux. Ce n’était pas bien grave, Hubert Jacques Martin cassa une fenêtre pour entrer. Il leur expliquerait qu’il l’avait cassée accidentellement en jouant au football et qu’il avait ensuite décidé de les attendre à l’intérieur pour s’excuser. Satisfait de son plan, il alla se chercher un verre de lait. À ce moment là, par le biais d’un autre hasard, la famille Ducocher rentra de vacances, abrégées par un problème de réservation au camping. La famille Ducocher fut surprise de trouver Hubert Jacques Martin dans le salon avec un verre de lait. Hubert Jacques Martin leur expliqua qu’il avait cassé la fenêtre accidentellement en jouant au football et qu’il avait ensuite décidé de les attendre pour s’excuser. La famille Ducocher lui fit remarquer qu’il tenait un verre de lait. Hubert Jacques Martin répondit qu’en effet, c’était bien un verre de lait. La famille Ducocher argumenta en disant que ce n’était pas une ballon de football, Hubert Jacques Martin dit qu’en effet, ce n’était pas un ballon de football. Un long silence plana sur le salon. La famille Ducocher dit que si c’était un verre de lait, ce n’était pas un ballon de football, Hubert Jacques Martin confirma qu’on ne jouait pas au football avec un verre de lait. Tout le monde était donc d’accord pour dire que le verre de lait n’était pas un ballon de football.
Après une journée de fol amusement à la balançoire et au tourniquet, Bastien Ducocher et Hubert Jacques Martin n’eurent aucun mal à aller se coucher. Cette nuit nuit là, après que la mère de Bastien Ducocher vint les border et leur faire le bisou du soir, Hubert Jacques Martin commença à raconter les dernier événement à Bastien Ducocher. Mais lorsque Bastien Ducocher apprit pour la relation entre Hubert Jacques Martin et Mandy Johnson, il entra dans une colère noire comme un nègre dans le noir. Il assenat à son ex-ami Hubert Jacques Martin un coup de poing bien placé tel un créneau réussi pendant l’examen du permis. Hubert Jacques Martin ne comprit pas. De toute façon, pour les quelques secondes à venir, il ne serait pas vraiment en mesure de comprendre grand chose à part qu’à l’avenir, il aimerait éviter de recevoir à nouveau un tel coup de poing. Une fois qu’Hubert Jacques Martin eut reprit ses esprits, Bastien Ducocher lui expliqua que pendant longtemps il avait été amoureux de Mandy Johnson, mais qu’il n’était jamais arrivé à sortir avec elle. Ce qui était plutôt normal parce que contrairement à Hubert Jacques Martin, Bastien Ducocher n’avait vraiment pas le standing pour pouvoir sortir avec Mandy Johnson. Hubert Jacques Martin fut surpris d’apprendre une telle chose, mais il comprit pourquoi Bastien Ducocher lui en voulait pour lui avoir rappelé de si douloureux souvenirs. Ce que toute fois il ne comprenait pas c’était pourquoi Bastien Ducocher ne lui en avait jamais parlé! C’est à cet instant qu’Hubert Jacques Martin se rappela en fait toutes ces fois où Bastien Ducocher était venu pendant qu’Hubert Jacques Martin jouait à la console et où Bastien Ducocher avait pleuré en lui expliquant ses problèmes mais qu’Hubert Jacques Martin avait préféré écouter son jeux vidéo plutôt que son meilleur ami et ses problèmes de cœur. D’ailleurs, maintenant qu’il y réfléchissait, Mandy Johnson, ça lui disait bien quelque chose, et que par le plus grand des hasards, c’était le même nom que celui qui était gravé 412 fois sur les murs de la chambre de Bastien Ducocher, sans parler du nom tatoué sur le bras droit de son ami. Hubert Jacques Martin se dit soudain qu’il n’avait peut être pas été à l’écoute de son meilleur ami mais il n’eut pas le temps d’aller plus loin dans sa réflexion car Bastien Ducocher fit comprendre à Hubert Jacques Martin qu’il devait partir et qu’il ne voulait plus jamais le voir. Hubert Jacques Martin eut beau tenter de s’excuser ou de lui proposer les crackers de l’amitié, c’était trop tard, Hubert Jacques Martin devait partir. Hubert Jacques Martin ne savait pas où aller, il ne connaissait personne qui ne le détestait pas, à part Mandy Johnson!
Il se dirigea vers sa caravane, Hubert Jacques Martin entendit de drôles de bruits à l’intérieur. Mais il ne se formalisa pas, son père devait sûrement être en train de regarder des vidéos sur un site pornographique. Hubert Jacques Martin trouvait tout de même que même si le père de Mandy Johnson était joueur de baseball, il exagerait un peu de mettre le son aussi fort, alors que mandy Johnson était dans la même caravane et donc pouvait l’entendre. On ne vas pas sur Youporn quand on est dans la même pièce qu’une femme de la classe de Mandy Johnson. Hubert Jacques Martin ouvrit la porte de la caravane pour découvrir avec effroi Mandy Johnson en train de faire l’amour avec son père, quand elle le vit, elle cria « au viol! » ce qui était totalement faux car Hubert Jacques Martin n’avait pas du tout tenter d’abuser d’elle pendant qu’elle faisait l’amour avec son père, la preuve, il se tenait a 3m de Mandy Johnson, et il est difficile de faire l’amour à quelqu’un si l’on doit rester séparé de 3m. Ou alors Mandy Johnson faisait référence à la fois où il l’avait embrassé, car à ce moment là il était effectivement à moins de 3m, mais Hubert Jacques Martin trouvait que si c’était le cas, Mandy Johnson exagerait, car elle avait l’air tout à fait d’accord sur le moment. Hubert Jacques Martin s’enfuit en versant une 4ème larme. Son ex petite amie l’avait trompé, et pas avec n’importe qui, avec ce joueur de baseball qu’Hubert Jacques Martin admirait tant alors que Mandy Johnson savait très bien qu’Hubert Jacques Martin aurait préféré qu’elle fasse l’amour avec lui plutôt qu’avec son idole.
Hubert Jacques Martin était complètement déboussolé, il décida que la seul solution c’était fuir cette ville à laquelle plus rien ne le rattachait. Il fallait déjà qu’il trouve de l’argent pour son voyage. Hubert Jacques Martin alla à la banque pour vider le compte que ses parents avaient ouvert pour ses futurs études. Étant donné que son père dirigeait une multinationale de chingoum réputée, même s’il n’aimait pas son fils, il avait tout de même du bien garnir ce compte. Hubert Jacques Martin aurait sûrement de quoi payer le voyage, puis de quoi payer le loyer d’un appartement confortable quelques temps avant d’être contraint d’aller postuler au Mac Donald. Le banquier réapparut, il allait lui donner des sous! Mais le banquier n’apportait pas d’argent, seulement de mauvaise nouvelles. Le compte avait récemment été vidé, son père, avant de mourir, avait tout fait reverser à une association de protection des ours. Hubert Jacques Martin ne pleura pas une 5ème larme, celle la, il la réservait pour plus tard, mais ça le faisait tout de même royalement chier.
Malgrès tout Hubert Jacques Martin était un garçon plein de ressources, il saisit son GSM, composa un numéro et dit d’une voix assurée « Mamie, je peux passer quelques jours à la maison? ». Hubert Jacques Martin avait un nouveau plan, il mit sa capuche sur sa tête pour montrer a l’extérieur comment il se sentait cool à l’intérieur.
Hubert Jacques Martin arriva chez sa mamie. Elle lui avait préparé son plat préféré : des crackers! Il savoura chaque bouchée, autant parce qu’il avait faim que parce qu’il se devait de les savourer pour le simple fait que cela soit des crackers. Pendant ce temps, la mamie lisait son courrier, elle en avait profité pour le prendre dans la boite au lettre quand elle était allée ouvrir a son petit fils. Quand elle arriva à la 7ème enveloppe, elle fit un bon, c’était une lettre de sa fille, d’un nombre impair de pages, qui la conviait à la rejoindre pour faire la teuf. La mamie s’éclipsa discrètement sans qu’Hubert Jacques Martin ne la voit et elle commença à préparer sa valise. Elle quitta la maison en expliquant à Hubert Jacques Martin qu’il fallait qu’elle aille acheter d’autres crackers. Hubert Jacques Martin était aux anges, il avait rarement vu autant de crackers, et elle allait en ramener encore plus, peut-être en aurait-il encore plus qu’à son 17ème anniversaire! Décidément, ce 7684ème n’était pas un jour comme les autres. Hubert Jacques Martin s’installa devant la TV en attendant le retour de sa mamie, mais le programme de la nuit n’était vraiment pas intéressant. Hubert Jacques Martin finit par se dire que tant pis, il allait aller se coucher, il mangerait ses crackers demain. Il s’endormit vite, mais après quelques heures de sommeil profond, il se réveilla en sursaut, sa mamie était allée acheter des crackers en plein milieu de la nuit, elle serait contrainte d’attendre l’ouverture du magasin toute la nuit! Il lui envoya un SMS pour lui dire que ce n’était pas la peine d’attendre, qu’il avait déjà beaucoup mangé de crackers pour un jour qui n’était pas son anniversaire. Il se rendormit en se disant qu’il avait eu de la chance de tomber sur une banque ouvert à 3h du matin. Après quelques minutes d’un sommeil tout aussi profond, il se réveilla à nouveau en sursaut, sa mamie n’avait jamais su lire les SMS, cette fois il lui laissa un message sur sa boite vocale, il se rendormit, se réveilla à nouveau en sursaut, Hubert Jacques Martin venait de comprendre que sa mamie l’avait elle aussi abandonné.
Hubert Jacques Martin se réveilla, ce 7685ème jour s’annonçait morne. Il alla déjeuner pour ensuite quitter la maison de sa mamie. Il était au fond du gouffre. Hubert Jacques Martin voulut rentrer chez lui, même si sa maison avait été détruite. Une fois là bas, il s’installa au milieu des décombres. Hubert Jacques Martin se sentait nostalgique. Il mit sa capuche sur sa tête pour montrer à l’extérieur comment il se sentait nostalgique à l’intérieur. Quand soudain, il vit surgir de nul part Bastien Ducocher, mandy Johnson, sa mamie, sa mère et son père! Bastien Ducocher s’avança vers lui et dit qu’il pardonnait à Hubert Jacques Martin d’être sorti avec Mandy Johnson, parce qu’après tout, qui pouvait résister aux charmes de Mandy Johnson! Hubert Jacques Martin regarda Mandy Johnson, et ça, du charme, dans son survêtement nike, elle en avait! Hubert Jacques Martin se dit que décidément, Mandy Johnson avait beaucoup de goût. Elle s’avança a son tour pour lui expliquer que ce qu’il avait vu la veille dans la caravane n’était qu’un malentendu, que ce n’était pas elle qu’il avait vu surpris en train de coucher avec son père mais sa sœur jumelle, Mindy Johnson, qui entretenait depuis des années une relation amoureuse incestueuse avec leur père, qu’ils étaient finalement tombé dans la routine, et que pour lutter contre cette fatalité, il tentait de pimenter leur couple avec des scénarios comme par exemple le scénario de viol qu’Hubert Jacques Martin avait interrompu, cela expliquait aussi pourquoi son père l’avait frappé, il avait du croire qu’Hubert Jacques Martin était en train d’embrasser Mindy Johnson et non Mandy Johnson.
Hubert Jacques Martin fut tellement heureux d’apprendre qu’en fait Mandy Johnson ne l’avait pas trompé, il n’eut pas le temps de s’en remettre que son père s’approcha à son tour. Il avait l’air plutôt vif pour quelqu’un de mort. Celui ci lui expliqua qu’il avait fait un infarctus et qu’il c’était retrouvé à l’hôpital, qu’il avait été sauvé, mais que le décès avait déjà été prononcé, ce qui expliquait pourquoi les termes du testaments étaient déjà en application. Sa mère ajouta qu’elle n’était en fait jamais allé faire la teuf, elle avait juste fait croire cela à Hubert Jacques Martin pour qu’il ne s’inquiète pas pour rien si elle partait à l’hôpital quelques jours pour être avec son mari. Sa mamie termina en lui disant qu’elle avait quitté sa maison sous un faux prétexte parce qu’elle devait aller chercher ses parents à l’hôpital, pour qu’au réveil d’Hubert Jacques Martin ils puissent lui faire la surprise de leur présence. Hubert Jacques Martin venait de voir tous ses problèmes de ces derniers jours disparaître un à un. Il retint sa 5ème larme, il ne voulait pas pleurer devant son père, car bon, il y avait toujours ce malentendu entre eux et avoir ressuscité n’efface pas une guerre si vielle. Son père ajouta que s’il avait eu un infarctus, c’était à cause d’une lettre de l’académie française qu’il avait reçu et qui stipulait en toute lettre qu’on prononçait bien « chingoum » et que donc, son fils avait eu raison pendant toutes ces années,Son père lui présenta toutes ses excuses, il tendit ensuite les bras en concluant « Joyeux anniversaire mon fils! » .  Hubert Jacques Martin prit pour la première fois depuis ses 4 ans son père dans ses bras, il était tellement heureux, il versa sa 5ème larme, il pourrait en plus faire signer le mot pour la maîtresse par ses deux parents! Avec tout les problème de ces derniers jours il en avait même oublié son anniversaire!
Hubert Jacques Martin eut un mouvement de recul, s’il avait oublié son anniversaire, c’était tout simplement parce que cela n’était pas son anniversaire, d’ailleurs il le fit remarquer « Ce n’est pas mon anniversaire! », soudain, Bastien Ducocher, Mandy Johnson, sa mamie, sa mère et son père enlevèrent leur masque, ce n’étaient pas  Bastien Ducocher, Mandy Johnson, sa mamie, sa mère et son père.  Bastien Ducocher, Mandy Johnson, sa mamie, sa mère et son père. Hubert Jacques Martin comprit que tout ce qui venait de lui être dit était faux! C’était triste comme un anniversaire sans crackers… Il fit face aux cinq iguanes qui s’étaient fait passer pour ses proches. Il poussa un cri d’effroi.
Et depuis ce jour, on n’entendit plus jamais parlé d’Hubert Jacques Martin, ni jamais quelqu’un prononcer le mot chingoum.

FIN




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